Pourquoi, sur quoi et comment coopérer ?

De Intercoop.

Programme de la première matinée

Animation : Marc Alphandéry (Lire interview sur @-brest)

Lors de la première matinée, nous tenterons de dresser une cartographie des coopérations dans l’ESS en partant d’une approche terrain. Pour faciliter les échanges et l’implication des participants dans cet atelier, nous proposons d’articuler la session autour de la mise en discussion de trois problématiques.

Pourquoi coopérer et sur quoi coopérer ?

Chacun sera amené à définir en quoi la coopération est une nécessité pour le développement de ses projets : contribuer au développement économique, permettre de réduire les dépenses structurelles, développer l’intelligence collective, favoriser le travailler en réseau, renforcer la gouvernance démocratique, contribuer à une démarche de progrès…

Il précisera ensuite les différents modes de coopération mis en œuvre par la structure : partenariats économiques, élaboration collective, mutualisation de ressources et de compétences, échanges d’expériences et de savoir-faire….

Comment ma structure utilise les TIC pour développer et renforcer les coopérations ?

Les participants seront invités à présenter leurs expériences à travers une rapide description de leurs outils et une définition de leurs principales fonctionnalités : outils de repérage et de valorisation des initiatives, centre ressources, outils de communication, publication collaborative….

A quelles difficultés sommes nous confrontées ?

Les participants évoqueront brièvement les différentes difficultés auxquelles ils sont confrontés pour développer des coopérations : difficultés politiques, organisationnelles, techniques.

Exemple : manque d’implication des acteurs, refus de coopération, situation concurrentielle entre structures, difficulté à pérenniser les coopérations…

Cette question permettra d'introduire le thème de la seconde session sur "les freins et leviers de la coopération".

Annexe base de données des initiatives économiques et solidaire (BDIS)

Objectif et contenu de la BDIS

La BDIS (base des données des initiatives économiques et solidaires) est une cartographie nationale des initiatives solidaires.

Elle a pour objectifs :

  • de promouvoir l’économie sociale et solidaire dans sa diversité
  • d'Analyser les dynamiques territoriales
  • d'échanger et de communiquer entre acteurs de l’économie solidaire

Un projet national porté par le MES, expérimenté en PACA et essaimé dans d’autres régions Le projet BDIS est porté par le MES (mouvement pour l’économie solidaire) en partenariat avec de nombreux acteurs locaux et nationaux. Expérimenté dans un premier temps en région Provence Côte d’azur avec l’APEAS (agence provençale pour une économie alternative et solidaire) depuis début 2009, la BDIS comptent déjà 600 initiatives en ligne. L’objectif fin 2010 est de développer la BDIS dans quatre nouvelles régions et d’atteindre 3000 inscriptions. Aujourd’hui, les régions Midi-Pyrénées, Nord Pas de Calais, Auvergne, Basse Normandie et Ile de France sont déjà sur les rangs.

Vous pouvez consulter la BDIS sur : www.la-bdis.org.

Problématiques liées à la BDIS

  • Quelle est l’utilité sociale du projet ? Promouvoir l'ESS dans sa diversité, donner une visibilité de l'ESS à l'échelle nationale et territoriale, relier les acteurs de l'ESS
  • En quoi le projet répond-t-il aux besoins des acteurs concernés ? Pour le grand public c'est de connaître les initiatives à proximité de leurs lieux de vie, pour les acteurs, l'inscription dans la BDIS n'est pas suffisant, il faut proposer des services supplémentaires (mis en lien, communication ciblée...), pour les institutionnels, ils sont intéressés par le repérage d'acteurs, mais également par la production d'indicateurs
  • Quelle est la gouvernance du projet ? sur un projet national tel que la BDIS, se pose la question de la légitimité du pilote, les modes de décision mis en oeuvre, lien entre les échelles régionales et nationales et l'implication des acteurs dans le projet. Pour la BDIS, nous cherchons pour chaque région des porteurs de projet. Le développement de la BDIS est donc décentralisé à l'échelle des régions. Une cohérence est assurée par un comité de pilotage national en cours de création.
  • Comment impliquer les acteurs dans votre projet ? Les acteurs seront d'autant plus impliqués que le projet est en phase avec leurs attentes, leurs besoins. Pour un projet national, les difficultés à impliquer les acteurs, c'est que cela se cumule avec d'autres niveaux d'implication. C'est la où se pose la question de la mutualisation d'information.
  • Quelle est l'identité de l’économie sociale et solidaire ? Pour la BDIS, se pose la question immédiate de savoir qui en fait partie et qui n'en fait pas partie. Nous avons défini une charte des acteurs de la BDIS, et nous demandons à toute initiative, structure d'adhérer préalablement à la charte.
  • Comment effectuer une classification des initiatives économiques et solidaires ? La BDIS a mis en place une classification des activités économiques et une classification des familles de l'ESS. Mais c'est un travail expérimental ; cette nomenclature doit évoluer. Elle est à la base de l'interopérabilité des systèmes. Elle est également essentielle pour favoriser le lien entre acteurs et pour faire des analyses sectorielles.
  • Comment garantir l’éthique du projet ? Comment veiller à ce que la charte soit appliquée ? Pour la BDIS, nous mettons en place un comité d'éthique dans chaque région chargé de veiller à ce que la charte soit respectée.
  • Quelle est la démarche d’évaluation du projet ? C'est une question que nous posons aux structures qui s'inscrivent dans la BDIS; c'est également un des engagements de la charte ; il s'agit de mettre en place une démarche progrès ; nous n'en sommes pas encore là.
  • Comment le projet peut-il renforcer les liens entre les acteurs de l’ESS ? Nous envisageons de lier la BDIS à d'autres outils existant ou à construire à l'échelle régionale et nationale. Cela fait l'objet d'un des chantiers prioritaires. Nous faisons un travail d'enquête.
  • Comment assurer la pérennité du projet ? Point crucial d'un projet aussi ambitieux et en création ; réflexion liée aux partenariats politiques et économiques et au modèle économique
  • Quel est le modèle économique du projet ? A l'échelle national, le projet est financé principal par la Fondation du Progrés de l'Homme et en complément par de l'autofinancement. A l'échelle régionale, par les collectivités territoriales. mais nous réfléchissons à de nouveaux modèles économiques : cotisations, dons, mécenat, publicités, services payant...
  • Comment rendre interopérables différents systèmes d’information ? Il existe de nombreuses bases de données référençant des acteurs de l'ESS. Les nomenclatures, ou autres mots clés sont à chaque fois spécifiques aux systèmes développés. L'interopérabilité n'est possible que si on se fixe un référentiel commun. Sinon c'est au cas par cas. et en plus on fonctionne sur des modèles économiques différents...

Mots clés associés : identité, référencement, co-évaluation, démarche progrès, échanges, thésaurus, communication, interopérabilité

Présentation de la BDIS

Document de présentation de la BDIS