Profusion: de la gestion privée à la responsabilité publique et partagée

De Intercoop.

Profusion : de la gestion privée à la responsabilité publique et partagée. Télé Conférence depuis le Quebec proposée par Denis Lamontagne, Directeur de Thot

Face à la profusion des données, des possibilités et des technologies, les solutions qui s'imposent ont toutes à voir avec la responsabilité publique et partagée.

Par exemple, en éducation, on fait face concrètement à des millions de ressources pertinentes et il semble que ce ne soit que les usages et les individus qui puissent permettre leur identification et leur utilisation efficace. Mais cette utilisation est freinée par des procédures et des programmes étrangers à la logique de l'abondance, qui ne considèrent ni les besoins des individus, ni l'intégration des possibilités offertes. Pour l'instant, les administrations centralisées ne savent que faire de l'abondance, refusent de partager leur responsabilité et de considérer les apports extérieurs.

Le phénomène est aigu en éducation, mais se reflète aussi en entreprise et dans les administrations publiques.

Le défi semble être pour ces organismes, de passer d'une philosophie de contrôle à une philosophie de coordination. Une administration doit accepter et admettre que les usagers souscrivent à sa mission et peuvent en partager la responsabilité. L'administration demeurera toujours le gardien de la mission et des standards.

Ainsi, les fondements actuel de l'école coercitive (éducation obligatoire) sont ébranlés. Les élèves n'ont plus besoin d'être contraints dans la mesure où on admet qu'ils sont d'accord pour apprendre ce qu'ils veulent apprendre ou ce que l'on veut leur enseigner.

La question à débattre est comment peut-on faire pour faciliter cette transition vers les responsabilités partagées. Des questions à la fois techniques (comment gérer les apports) et réglementaires (comment officialiser tout ça) se posent. Les résistances sont apparemment surtout d'ordre psychique.

Autre exemple,

En termes de services techniques massifs (Google, YouTube, Facebook, Twitter, Orange, etc.) ou spécialisés (Gruvr, Le Monde, Blogspot, Moodle, Dokeos, etc.), il semble que l'on ait été mieux servi par le privé que par toute autre entité publique. Cependant, du fait de la profusion des usages, la responsabilité de la fiabilité et de la pérennité du service (auquel nombre d'organismes et d'individus sont devenus dépendants) et la responsabilité des impacts sociaux (effets de mode, réputation, flash panic, etc), semblent graduellement passer dans la sphère publique par la réglementation auxquelles ces organismes sont graduellement soumis. L'État demeure là aussi le gardien de la mission et des standards et doit consulter la population pour savoir lesquels établir et faire respecter.